Et maintenant, il faut rentrer :-(

Jours 11, 12, 13 et 14

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour le manque d’illustrations pour ce billet, mais sur le chemin du retour, l’humeur n’est plus trop à la photo… On est fatigués, déprimés, et on a pas envie de rentrer, alors on oublie un peu l’appareil qui reste au fond du sac… Mais ça ne m’empêche pas d’avoir encore quelques anecdotes à partager avec les plus courageux d’entre vous qui ont réussi à arriver jusqu’ici dans la lecture de nos aventures !

Dimanche 27 février (Marrakech – Algeciras) : Ce qu’il restait de l’équipe a décollé vers 8h de l’hôtel… En effet, quand l’organisation dit que le raid se déroule du 17 au 27 février, il faut savoir que le 27 février on est encore à Marrakech ! Donc à moins de prendre l’avion avec la 4L, on est encore loin de l’arrivée… Et le problème, c’est que la plupart ne le savaient pas et retravaillaient le mardi… (stage, école, boulot…) Résultat, la moitié de notre équipe est partie aux aurores le dimanche matin afin d’arriver à Paris le lundi soir… Ils ont d’ailleurs réussi, en conduisant quasiment 2 jours non-stop, en se relayant pour dormir… Un peu comme à l’aller finalement ! Mais du coup, ceux qui n’avaient pas d’obligation (les chômeurs ou les lycéens en vacances!) n’avions pas envie de nous presser, et avons choisi de prendre plus notre temps pour rentrer. Malgré tout, 9h de route nous attendaient pour rejoindre le bateau à Tanger… Et si on le ratait, on devait traverser le détroit à nos frais… Donc il ne fallait pas traîner non plus, surtout que l’organisation nous avait bien prévenue que les voitures tombaient énormément en panne sur le chemin du retour !

Encore une fois nous avons roulé lentement mais sûrement, car nous sommes finalement arrivés à bon port (de Tanger) sans encombre. Une fois à bord bateau, nous étions tous exténués, les 3/4 des passagers dormaient dans tous les sens, par terre, sur les chaises, dans les escaliers… Quant à nous, nous avons passés presque les 2h de traversée au restaurant du bateau à attendre qu’on veuille bien prendre notre commande et nous servir… On a d’ailleurs failli s’endormir dans nos assiettes !

Une fois débarqués à Algeciras vers 23h, alors qu’il était initialement prévu de rouler jusqu’à Seville, tout le monde était tellement fatigué, que personne ne se sentait capable de faire 1km de plus. Nous avons donc trouvé un petit hôtel pas cher juste à côté du port (l’hôtel Plata 15€/pers, le gérant est très sympa, mais il vaut mieux parler espagnol !), où nous avons donc décidé de recharger nos batteries pour être en forme pour reprendre la route le lendemain…

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Lundi 28 février 2011 (Algeciras – Bayonne : 9h30 – 4h) : Après une bonne nuit de sommeil, un bon petit déj au Cola Cao (chocolat en poudre typique d’Espagne dont je suis fan !!!), nous avons repris la route jusqu’à Séville où nous voulions nous arrêter pour manger, et profiter un peu de l’Espagne dont nous n’avions vu que les routes à l’aller…

Les garçons se sont précipité sur le Burger King (qui n’existe pas en France, et qui est donc devenu restaurant typique incontournable !!) alors que les filles avons préféré mangé local une fois encore… Et grand bien nous a pris car cela nous a permis de discuter avec une grand mère à qui nous avions demandé conseil et qui nous a conduit jusqu’au restaurant, ensuite nous avons aussi discuté avec notre voisin de table qui avait vécu en France, ainsi qu’avec le serveur avec qui nous avons un peu échoué dans la communication! En effet, alors qu’on avait réussi à lui faire comprendre qu’on voulait un assortiment de tapas (je précise quand même que j’ai fait un Master 2 d’anglais-espagnol !!!), mais par contre on s’est loupé en voulant lui dire qu’on voulait des anneaux de calamar, car il nous a ramené un autre assortiment de tapas… de la mer ! Sauf que ni l’une ni l’autre n’aimions le poisson… Surtout quand il y a encore la tête dessus avec les dents et tout!!! Beurk, pas très appétissant, mais n’aimant pas gâcher la nourriture, nous nous sommes quand même forcée à les manger… Ce n’était pas immangeable, mais pas très fameux non plus!!! Enfin, au moins on en gardera un souvenir amusé, car cela nous aura valu un bon fou rire! Par contre, je garderais aussi un très bon souvenir de… la sangria !!! Incontestablement, c’est vraiment en Espagne qu’on y sert la meilleure… elle était délicieuse !!!

A ce moment nous ne nous doutions pas que quelques centaines de km plus au nord, vers Burgos, nous allions croiser… une tempête de neige! D’accord nous approchions des Pyrénées, mais passer de 25°C à 0°C en quelques heures, c’est rude. En plus la fatigue se faisant vraiment ressentir, nous en avions tous marre, mais il fallait quand même avancer pour ne pas mettre une semaine à rentrer et payer trop de nuits d’hôtel. Quentin tournait à la Red Bull pour essayer de garder les yeux ouverts, mais ça devenait vraiment très dur, même après une bonne nuit de sommeil, car nous n’avions pas encore récupéré le manque de sommeil de toute une semaine… Finalement on arrivera à 4h du matin au même Formule 1 de Bayonne qu’à l’aller.

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Mardi 1er mars 2011 (Bayonne – Orléans sur panne : 15h30 – 2h) : Et non, pas de grasse mat, malgré ce que laisse présumer l’heure de départ de Bayonne… Mais plutôt une panne de la voiture de nos coéquipiers. On a passé la matinée a essayer de réparer la panne, ensuite d’essayer de trouver un garagiste, mais comme tout était fermé entre midi et 2, on est allé manger en attendant, avant qu’on se rappelle qu’on pouvait appeler l’assistance de l’assurance. Après avoir attendu avec nos amis la dépanneuse, nous avons finalement décidé de tracer la route sans eux, car comme nous roulions très lentement, nous espérions que la panne serait vite réparée et qu’ils nous rattrapent en chemin. C’est donc tous seuls que nous sommes repartis de Bayonne, en plus Quentin était malade depuis le midi, il avait attrapé une tourista assez foudroyante, qui nous obligeait à nous arrêter très souvent, et surtout, il n’était plus vraiment apte à conduire. Malgré tout, nous étions presque arrivés à Paris, quand la voiture s’est arrêtée à 2h du matin, sur l’autoroute non loin d’Orléans. Il faisait nuit, nous étions sur la bande d’arrêt d’urgence dans un froid à en glacer le sang, à 2h du mat, complètement exténués et Quentin au plus mal, impossible donc de faire quoique ce soit pour réparer la panne! Nous avons donc à notre tour appelé notre assistance pour nous faire dépanner au plus vite… Car évidemment il est très dangereux de rester dans une voiture stationnée sur la bande d’arrêt d’urgence, qui plus est de nuit, c’est pourquoi nous avons donc dû attendre la dépanneuse sur la talus, en plein vent… Autant vous dire que les minutes d’attente sont très longues dans ces cas là… C’est d’ailleurs à cet endroit que nous nous sommes faits rattrapés par nos amis abandonnés à Bayonne! Après avoir échangé quelques mots d’encouragement, il sont finalement repartis, car eux aussi étaient pressés de rentrer et ne pouvaient rien faire pour nous! On a fini par se faire dépanner (plutôt rapidement d’ailleurs), puis emmené dans un hôtel Ibis d’Orléans, plutôt cosy d’ailleurs…

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Mercredi 2 mars 2011 (Orléans – Paris – Cherbourg : 14h – 1h) Le lendemain matin, le garage nous a appelé en nous disant qu’ils ne pourraient pas s’occuper de notre voiture avant une semaine! Quentin a donc décidé, malgré son état, qu’il allait tenter de réparer lui même la panne. Sauf que si nous voulions  réparer nous même la voiture, nous mettions un terme à l’assistance, c’est à dire que s’il ne réussissait pas à faire repartir la voiture, toutes les réparations et le rapatriement auraient été à nos frais!! Nous acceptons donc de prendre le risque, et après une petite frayeur lorsque la voiture n’a pas redémarré du premier coup, elle a fini par repartir après que Quentin ait changé le condensateur!  Quel soulagement…

Nous étions donc repartis en direction de Paris, où nous y avons fait une halte pour y déposer mes affaires dans mon appartement, et faire une pause repas et sieste… A la base, nous avions prévu d’y passer la nuit précédente, mais à cause du retard pris à cause de la panne, Quentin voulait rentrer chez lui, alors nous avons donc repris la route pour Cherbourg. La route a été longue pour moi qui conduisait car l’état de Quentin allait en s’empirant. A environ 30km de l’arrivée, j’ai même été obligée de m’arrêter sur le bas côté car il était presque 1h du matin et je m’endormais dangereusement… J’étais prête à appeler nos parents pour qu’ils viennent nous chercher, quand Quentin a eu un sursaut de courage et a pris le volant pour boucler les derniers km…

C’est tels des zombies que nous sommes arrivés à destination où nos parents, frais comme des gardons nous ont accueillis à bras ouverts, très impatients de nous voir arriver sains et saufs !

-FIN-

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